Méditerrané : si j’arrêtais d’en parler, je serai muet
Mais tous n’ont pas forcément les mêmes modes de vies. D’aucuns sont issus de familles très pauvres. D’autres par contre suivent de mauvais conseils de certains de leurs amis ou de réseaux de passeurs qui ont pour but de se faire du fric.
On les pousse à chiper l’argent de leurs parents en vue de les aider à retrouver le paradis terrestre via cette mer. De jeunes gens désemparés et manipulés. Ignorant surtout qu’ils sont encadrés et aimés par leurs parents. Certains parmi eux fréquentent des écoles de prestige dans le sillage de devenir de hauts cadres après les études.
Mais l’expérience prouve qu’un vieillard couché dans son hamac voit plus clairement qu’un jeune homme qui passe à longueur de journée en train d’observer une chose quelconque. Rares sont parmi eux qui se projettent dans le futur. Chacun cherche partout les moyens à arriver à un objectif non incertain.
Cette actualité devient d’autant plus inquiétante que chacun doit jouer un rôle prépondérant pour réduire le phénomène, voire tenté de le vaincre. A observer sur les medias, notamment sur les échos les plus brulantes sur l’actualité juvénile, il est difficile de digérer ses aliments en toute aisance.
Ce week-end, j’ai été déboussolé par les images observées sur france24, montrant 700 jeunes migrants secourus aux larges. Il y a bien des années, j’entendais parler de migrants au large du Maroc. Mais aujourd’hui, tous les pays situés au nord du continent sont rentrés dans la danse. Et des jeunes à la fleur de l’âge ne cessent de donner leurs vies aux anges qui tournent définitivement leurs pages.
Je ne vois surtout pas de raisons de faire partie parmi ces personnages qui viennent tard pour rendre des hommages pendant qu’ils pouvaient jouer leur partition pour éviter le pire. Dans nos familles respectives, nous avons soit un cousin, un frère, bref un parent qui a perdu sa vie dans ce modique périple ou qui a été victime de tortures des réseaux de passeurs ou autres.