Afrique : flux migratoire ou la fuite des cerveaux

Article : Afrique : flux migratoire ou la fuite des cerveaux
Crédit: Hindustan Times
14 juillet 2021

Afrique : flux migratoire ou la fuite des cerveaux

La traite négrière a sans doute causé d’énormes conséquences à l’Afrique (économiques, humaines, culturelles…). Si le vieux continent pleure toujours ses bras valides, il faut cependant noter qu’une autre façon renait. Cette fois, c’est une couche sociale qui s’engage. Et cela contribue à non seulement au dépeuplement du continent, mais aussi à une fuite massive de cerveaux.

Bien que le fléau migratoire a des conséquences à la fois positives et négatives dans la vie. Il faut cependant savoir différencier ses termes : Emigration et Immigration. Mais ce qui de nos jours fatigue la plus part la jeune génération africaine, c’est la façon de procéder pour émigrer.

D’aucuns pensent que tous les moyens sont bons pour arriver en occident. Ils oublient souvent que leurs ancêtres ont transité par la méditerranée au prix de leur sang pour se retrouver en Europe ou ailleurs. Il faut rappeler de passage que ces dernières décennies, l’Afrique a été le théâtre de politiques malsaines d’une certaine élite. Ce qui parfois pousse par contrainte une grande majorité de jeunes d’emprunter la voie la moins couteuse pour aller à la quête de l’eldorado.

Si la future élite émigre en quantité, que sera l’Afrique de demain ?

Sachant que le développement de toute nation commence par ses ressources humaines. Et la couche juvénile reste au premier plan, il faut noter de passage que le vieux continent se vide de ses fines-fleurs. Il y a quelques décennies, la Chine était au même niveau de développement économique avec certains pays africains. Mais de nos jours, elle est devenue une super puissance économique mondiale.

Les USA, occupants la première puissance mondiale ont également connus une histoire douloureuse. Cependant, ils ont tenus le coup pour se faire une place prépondérante quant aux prises de différentes décisions sur tous les plans à l’international.

Ce qui est de nos jours marrant, c’est le manque de maturité d’une jeunesse qui se soucie du présent plutôt qu’au futur. Elle se fait berner par l’apparence. Les facknews sont devenues de véritables cancers. Il suffit juste de poster quelques images sur des réseaux sociaux qui sont créés par des jeunes comme eux, pour les faire masturber les cerveaux. Ils oublient qu’ils peuvent faire mieux qu’un Mark Juckerberg ou un Bill Gates…

Leur mission est d’aller remplir les autres continents oubliant le leur pour permettre à ceux-là de gonfler leurs économies et peut-être se faire rapatrier un jour.

Un manque de conscience ou une responsabilité politique ?

De part et d’autre, on voit les responsabilités partagées. Il y a lieu d’abord de faire une rétrospection sur l’histoire. Notamment, sur les ainés qui se sont battus corps et âmes pour donner le maximum à ces pays développés. La première génération des intellectuels noirs.

Certes, ils ne sont pas tous été descendant d’hommes déportés. Il s’agit entre autre de Léopold Sédar Senghor, Alexandre Biyidy Awala, Yacine Diallo pour ne citer que ceux-ci. Toutes ces personnalités ont occupé de hautes fonctions à l’international et ce sont beaucoup battus à l’éclosion de la culture occidentale.

Il est certain que la responsabilité des politiques à la base a beaucoup contribué. Mais celle des jeunes compte également beaucoup. Après avoir permis à un Luis VI de se déclarer comme étant le roi soleil, la société française d’à l’époque s’est battue pour le détrôner. Comme pour dire que seul le peuple qui a le dernier mot.

Pour avoir rêvé et cru, Jack Ma n’a pas atteint la barre de milliards de dollars sans aller se faire exploiter dans une entreprise étrangère.

Après de multiples échecs dans sa vie, James Watt n’a pas servi à l’humanité pour toujours ? Or, l’histoire nous enseigne que l’Afrique fut le premier continent abrité par l’homme. Pourquoi ne rêvons-nous pas être un certain anthropologue et historien Cheikh Anta Diop qui dans son ouvrage « Nations Nègres et Culture », nous enseigne les réalités socioculturelle de l’Afrique, à travers une démonstration sans complexe.

La philosophie d’Amadou Hampathé Ba, qui a renoncé à toute responsabilité politique pour consacrer la majeure partie de sa vie à se concentrer à la culture africaine pour enseigner plus d’un n’est-il pas un bon exemple ? Il y bien des jeunes qui peuvent faire autant sans penser à la méditerrané comme porte de solution.

Ces écœurant de voir cette masse de jeunes gens venus des quatre coins de l’Afrique se faire percher sur des pirogues d’infortune pour aller à la quête de l’illusion du bonheur. Pourtant le continent regorge d’énormes potentialités naturelles. Chacun veut être au premier rang. Malgré tout, la grande majorité reste le sacrifice de la mer. Aucune bonne alternative pour migrer vers ces pays de toute imagination.

Il ne faut pas aussi nier le fait que l’émigration peut causer du retard dans certains domaines même si celle régulière est le plus appréciée. Mais si tous les jeunes migrent, qui va rester pour rattraper le développement de l’Afrique ?

De toute façon, elle a échoué à la révolution industrielle… mais elle peut cependant se battre pour rattraper celle numérique.

Le défi est alors lancé !

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